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Architecte construction réhabilitation base navale : enjeux et méthode
Concevoir ou réhabiliter un bâtiment de base navale exige de conjuguer résistance à un environnement corrosif, continuité d’exploitation en site occupé et respect d’un périmètre de sûreté militaire. Cimaise Architectes, cabinet indépendant fondé en 1925, basé à Saint-Just-Saint-Rambert dans la Loire et à Paris, accompagne les maîtres d’ouvrage sur des programmes à forte contrainte technique et réglementaire. Son expérience en réhabilitation lourde de sites industriels et d’établissements sensibles s’applique directement aux enjeux d’un chantier de base navale.
Vos enjeux
- Procédure de marché public et maîtrise d’œuvre (MOE) : la désignation de l’architecte suit le code de la commande publique, avec une sélection fondée sur des références vérifiables et un calendrier de consultation propre aux donneurs d’ordre publics.
- Environnement maritime corrosif : embruns, chlorures et zone de marnage exposent l’ouvrage à une pénétration rapide des chlorures, dès la conception du béton et des façades.
- Sûreté, accès contrôlé et continuité d’exploitation : le chantier se déroule dans un périmètre fermé, avec des habilitations pour chaque intervenant, et doit être phasé pour ne pas interrompre l’activité opérationnelle de la marine nationale ni la circulation des navires.
- Patrimoine militaire à préserver, budget contraint : une part de ces sites, hérités de l’entre-deux-guerres ou de la Seconde Guerre mondiale, porte une valeur historique reconnue, classée ou non, dans un cadre budgétaire encadré par la procédure publique.
Ce que Cimaise fait concrètement
- Diagnostic technique et patrimonial de l’existant : état des structures, présence d’amiante, valeur historique de l’ensemble.
- Phasage des travaux en site occupé pour préserver la continuité d’exploitation pendant le chantier.
- Sécurisation des accès et gestion des habilitations propres à un périmètre relevant du ministère des Armées.
- Choix de matériaux durables adaptés à la zone d’exposition de l’ouvrage (marnage, projection, atmosphérique).
- Conception de structures résistant à la corrosion saline : béton à faible porosité et enrobage renforcé, aciers inoxydables ou revêtus.
- Coordination de la réception des travaux avec les services concernés et les autorités de défense.
L’architecte conçoit les bâtiments, l’organisation des espaces et la sécurisation périphérique du site. Il n’a pas accès aux données opérationnelles, classifiées ou confidentielles liées à l’activité de la base navale, qui restent du ressort exclusif du maître d’ouvrage, de la marine nationale et des autorités du ministère des Armées.
Pourquoi Cimaise Architectes
- Cabinet indépendant fondé en 1925, plus de vingt collaborateurs, agences à Saint-Just-Saint-Rambert (42) et à Paris, 7e arrondissement, depuis 2012.
- Gouvernance stable : cabinet co-dirigé depuis 2018 par Gilles Champavert (diplômé de l’école d’architecture de Saint-Étienne en 1993, arrivé chez Cimaise en 2000) et Emmanuel Girerd (formé à Saint-Étienne et Séville, associé co-gérant depuis 2018) — un facteur de continuité souvent examiné dans le cadre d’un marché public de maîtrise d’œuvre.
- Réalisations de référence sur bâtiment industriel et tertiaire à forte contrainte technique : siège social du groupe Casino (2007), extension des Galeries Lafayette Haussmann, Le Quartz. Ces réalisations sont distinguées par un Grand Prix SIMI et le Label VALORPARK.
- [Vos références clients à insérer ici]
Le cabinet présente l’ensemble de ses réalisations en bâtiment industriel sur une page dédiée : nos réalisations en bâtiment industriel.
Un projet de construction ou réhabilitation de base navale ?
La zone la plus agressive pour un ouvrage en bord de mer n’est pas celle qui reste immergée en permanence, contrairement à l’intuition courante. Les normes de construction en milieu maritime (NF EN 206/CN, NF EN 1992-1-1) distinguent quatre zones d’exposition : immergée continue, marnage, projection et atmosphérique, cette dernière pouvant s’étendre jusqu’à un kilomètre à l’intérieur des terres. C’est la zone de marnage, soumise à deux cycles d’humidification et de séchage par jour, qui connaît la pénétration de chlorures la plus rapide (source : Infociments, « Les travaux maritimes : risque de corrosion et d’attaques »). Cette réalité technique, peu connue en dehors du chantier naval, conditionne la conception d’un édifice de base navale, du dosage du béton jusqu’à la position des ouvertures en façade.
Depuis 1925
100 ans d’expérience
+ de 20
Collaborateurs
Certifié QEB
Qualité environnementale bâtiment
Nos clients





















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Quels sont les projets de réhabilitation navale en France ?
La réhabilitation d’infrastructure navale touche des ouvrages divers : ateliers de maintenance, quais, appontements, hébergements, casernements, anciennes alvéoles de l’industrie navale héritées de la Seconde Guerre mondiale. Deux exemples réels, tiers à Cimaise, illustrent la diversité de ces programmes.
- Toulon : un concours organisé en 2024 a porté sur la restauration d’un ancien fournil militaire (boulangerie produisant historiquement du biscuit de mer) et sa transformation en restaurant collectif, sur un site fermé qui accueille environ 20 000 personnels civils et militaires (source : Chatillon Architectes, portfolio « Base navale de Toulon »).
- Saint-Nazaire : bâtie entre 1941 et 1943, une alvéole de l’ancienne base sous-marine a été transformée en lieu culturel, projet porté par l’agence LIN pour la ville et la Sonadev. Le chantier a porté sur 3 300 m² bâtis et 2 270 m² d’espaces publics, entre octobre 2005 et avril 2007, pour un budget de 5,9 millions d’euros sur l’alvéole et 1,2 million d’euros sur les espaces extérieurs (source : d’architectures, « Résilience : transformation de la base sous-marine de Saint-Nazaire »).
Ces deux chantiers ne sont pas des réalisations de Cimaise : ils sont cités comme références sectorielles documentées, à titre d’illustration des ordres de grandeur observés sur ce type de patrimoine.

Comment se déroule la construction navale, côté bâtiment ?
L’expression désigne d’abord la fabrication des navires eux-mêmes, dans un chantier naval. Le volet qui concerne un concepteur est différent : il porte sur les édifices et les installations à terre qui accompagnent cette activité industrielle. Un tel chantier suit une méthode propre.
- Diagnostic technique et patrimonial : état des structures existantes, présence d’amiante, valeur historique de l’ensemble.
- Phasage en site occupé : organisation des travaux pour ne pas interrompre l’activité de la marine nationale ni la circulation des navires.
- Sécurisation des accès : habilitations pour chaque intervenant, procédures propres à un périmètre fermé relevant du ministère des Armées.
- Choix de matériaux durables adaptés à la zone d’exposition (marnage, projection, atmosphérique).
- Réception coordonnée avec les services concernés et les autorités de défense.
Quelles sont les infrastructures militaires en France ?
Le territoire français compte plusieurs familles de sites relevant de la défense : bases navales (Toulon, Brest, Cherbourg), sites aériens, casernements, ensembles industriels. Chacun répond à un cahier des charges de service propre, mais partage des enjeux communs de réhabilitation lourde, de sûreté et de gestion du patrimoine immobilier de l’Etat. Cimaise documente ces problématiques sur plusieurs pages sœurs : la réhabilitation de base aérienne militaire et la réhabilitation de caserne militaire, deux typologies qui partagent des exigences de sécurité et de continuité de service comparables à celles d’un site naval. Un contexte voisin mais distinct est celui de l’industrie privée liée à l’armement, sous contrat de défense mais hors infrastructure institutionnelle : Cimaise le détaille sur la page architecte construction et réhabilitation de site industriel pour l’armement, à distinguer d’une base navale qui relève directement de la marine nationale.
Comment se déroule la procédure de marché public et de maîtrise d’œuvre (MOE) pour une base navale ?
Un projet de construction ou de réhabilitation sur une base navale, qu’il soit porté par le ministère des Armées ou par une collectivité en charge d’infrastructures de défense, relève du code de la commande publique. La désignation du maître d’œuvre (MOE) — l’architecte et les bureaux d’études qui l’accompagnent — suit une procédure de marché public, dont la forme (procédure adaptée ou procédure formalisée) dépend du montant estimé de la mission [seuils exacts à sourcer selon la nature du marché]. La sélection des candidats s’appuie notamment sur leurs références vérifiables sur des opérations comparables, un critère qui pèse particulièrement pour un donneur d’ordre public.
Pour un maître d’ouvrage, cette procédure implique d’intégrer, dès la définition du besoin, un calendrier de consultation propre aux marchés publics, distinct de celui d’une commande privée. Le dialogue avec les bureaux d’études spécialisés (structure, fluides, sécurité) démarre généralement dès la phase de candidature, pour constituer une équipe de maîtrise d’œuvre cohérente avec les exigences techniques du programme et du site.

Quels architectes sont spécialisés dans la construction navale, côté infrastructure ?
Peu d’agences affichent une spécialisation explicite sur ce type de patrimoine : le marché reste étroit et les habilitations limitent le nombre d’équipes pouvant intervenir sur un périmètre sensible. Chatillon Architectes a par exemple répondu à un concours pour Toulon en 2024. Plus largement, les cabinets positionnés sur ce type de programme pratiquent la réhabilitation lourde d’ouvrages à contraintes fortes : sites industriels classés, établissements recevant du public sensible, patrimoine immobilier protégé. Cimaise, indépendant depuis sa fondation en 1925 à Saint-Étienne et implanté aussi à Paris depuis 2012, exerce cette ingénierie de la réhabilitation en France depuis plusieurs décennies, un profil transposable à un contexte naval.
Quels sont les enjeux de la construction navale, côté bâtiment ?
- Corrosion saline : le choix du béton (faible rapport eau/ciment, enrobage renforcé) et des aciers (inox, duplex, revêtements) détermine la durabilité face aux chlorures.
- Sûreté du site : le chantier se déroule dans un périmètre fermé, avec des règles d’accès distinctes d’un chantier civil courant.
- Patrimoine hérité : une part de ces sites date de l’entre-deux-guerres ou de la Seconde Guerre mondiale et porte une valeur historique reconnue, classée ou non.
- Développement durable : matériaux et systèmes techniques doivent répondre aux exigences actuelles de sobriété énergétique, y compris sur un ensemble ancien.
Comment se modernisent les bases navales aujourd’hui ?
La modernisation des bases navales répond à l’évolution des flottes et des besoins opérationnels de la marine nationale. Toulon prépare par exemple ses installations pour accueillir un porte-avions de nouvelle génération, plus imposant que le Charles-de-Gaulle actuel (source : Le Moniteur). Ce type d’évolution suppose d’adapter quais, réseaux et édifices d’accompagnement à des usages qui changent, tout en maintenant l’exploitation pendant les travaux. Cimaise détaille sa méthode de conduite de chantier en site occupé sur sa page dédiée à la réhabilitation de site industriel, qui couvre les mêmes principes de phasage et de réaménagement.
Quels matériaux durables sont utilisés en architecture navale ?
Le choix des matériaux dépend de la zone d’exposition de l’ouvrage. En marnage et en zone de projection, le béton doit présenter une faible porosité et un enrobage renforcé, conformément aux normes NF EN 206/CN et NF EN 1992-1-1. Les aciers exposés bénéficient de nuances inoxydables ou de revêtements barrières, car le chlorure de magnésium de l’eau de mer réagit avec la portlandite du béton pour former des sels de Friedel expansifs, source de fissuration (source : Infociments). En zone atmosphérique, à distance du contact direct, les exigences se rapprochent de celles d’un ensemble industriel classique, avec un traitement renforcé des menuiseries et de la ventilation. L’ingénierie des matériaux reste, dans les deux cas, un facteur déterminant de la durée de vie de l’ouvrage.
Quelles sont les contraintes du domaine maritime et portuaire sur une base navale ?
Une base navale s’inscrit le plus souvent dans un domaine militaire propre, distinct du domaine public maritime « civil » géré par les autorités portuaires classiques. Les ouvrages qui bordent l’eau — quais, appontements, cales — relèvent néanmoins de logiques portuaires comparables : gabarit des accès, servitudes de circulation, coordination avec les autorités qui gèrent la rade ou le port militaire. Un projet de construction ou de réhabilitation en bordure d’eau doit donc composer avec ces contraintes d’usage portuaire, en plus des exigences de sûreté propres à un site de défense.
Cette dimension portuaire s’articule avec les contraintes environnementales déjà évoquées : la conception d’un quai ou d’un bâtiment riverain doit intégrer à la fois la résistance des matériaux aux zones d’exposition maritime et la compatibilité avec les usages nautiques et logistiques du port militaire (mouvements de navires, manutention, stockage temporaire).
Foire aux questions
Qu’est-ce qu’un architecte spécialisé en base navale ?
Un cabinet capable de concevoir un édifice de service en environnement maritime militaire, sous des contraintes de sûreté, de corrosion saline et, souvent, de patrimoine protégé. Cimaise exerce cette expertise en réhabilitation lourde sur des programmes à contraintes fortes, transposable à ce secteur.
Une base navale peut-elle être classée au patrimoine ?
Oui. Certains sites, bâtis avant ou pendant la Seconde Guerre mondiale, sont reconnus pour leur valeur historique, classés ou non. L’ancienne base sous-marine de Saint-Nazaire, construite entre 1941 et 1943, en est un exemple documenté.
Construction navale et infrastructure de base navale : quelle différence ?
Au sens strict, l’une désigne la fabrication des navires en chantier naval. L’autre concerne les ouvrages à terre (ateliers, quais, entrepôts, casernements) qui accompagnent la marine nationale : c’est ce second volet qui relève du métier d’architecte.
Comment se passe un chantier en site militaire actif ?
Il est phasé pour ne pas interrompre l’activité opérationnelle. Chaque intervenant suit des procédures d’accès propres au périmètre concerné, et les livraisons sont coordonnées avec les services du site et le ministère des Armées.
Quels matériaux résistent le mieux en environnement maritime ?
Un béton à faible porosité et enrobage renforcé, associé à des aciers inoxydables ou revêtus, conformément aux normes NF EN 206/CN et NF EN 1992-1-1.
Combien coûte un projet d’architecte sur une base navale ?
Le coût dépend de l’ampleur du programme (construction neuve, réhabilitation partielle ou lourde), de la surface concernée et des contraintes spécifiques du site (accès sécurisé, matériaux anticorrosion, calendrier de marché public). Il n’existe pas de tarif standard pour ce type d’ouvrage : chaque projet fait l’objet d’un chiffrage après diagnostic et définition du programme, dans le cadre de la procédure de marché public applicable.